Historique

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Important et ancien domaine, le seul situé à l’écart du bourg à la limite d’Albigny, a appartenu aux XlVème, XVème et XVI èmes siècles à des notables lyonnais. En 1853, la compagnie P.L.M.(réseau ferré Paris Lyon Marseille) dans le cadre de l’aménagement de la voie de chemin de fer, qui doit passer au pied de la maison, s’en porte acquéreur. Le 6 octobre 1863, les hospitaliers-veilleurs de Lyon, en la personne de leur président, Martial de Prandières, maire du 2ème arrondissement de Lyon, en font l’acquisition en vue d’y fonder un établissement pour accueillir les prisonniers adultes repentis. Blanc Saint Hilaire est chargé de la fondation de l’établissement, le premier de ce type en France. Il a ouvert officiellement ses portes le 6 janvier 1864. En mars 1865, c’est l’abbé Pierre Villion, disciple du Père Rey fondateur de la congrégation saint Joseph, qui prend la direction de l’asile. Il place volontairement l’institution sous le patronage de « Saint Léonard de Noblat », abbé, compagnon de Clovis, baptisé avec lui à Reims et qui se retira en limousin où il exerça son apostolat auprès des captifs. Grâce à des aides publiques et privées, il donne de l’extension à la propriété par des achats successifs. Le patronage Saint Léonard accueille alors une soixantaine de libérés volontaires, dont l’activité principale est la fabrication de chaussures. Reconnu d’utilité publique en 1868, il obtient au cours des années, de nombreusesrécompenses et médailles. En 1960, l’asile ferme ses portes. Ce moment là, l’absence de structures d’accueil pour personnes handicapées mentales adultes se fait cruellement sentir. 

   L’asile est repris en mains pour devenir un centre d’aide par le travail en 1967 (CAT), et peu après un foyer d’accueil en 1969. Le but du CAT et des foyers, est de recevoir des déficients mentaux des deux sexes, atteints d’un handicap moyen ou profond et de leur offrir avec l’hébergement, l’encadrement, la protection, une activité professionnelle compatible avec leur état, ainsi que des loisirs. Une existence aussi proche que possible de la normale leur est procurée ainsi, à titre temporaire ou permanent.   

   Ainsi l’oeuvre de bienfaisance du Père Villion se perpétue.

                       

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